AL BAYANE

(10/11/2006)

SIT IN CONTRE LA HAUSSE DES PRIX

La rue Diouri a été lundi aux environs de quinze heures le théâtre d'un mouvement de protestation devant le siège de la LYDEC. En effet, des centaines de citoyens, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, ont répondu à l'appel de la coordination des organisations démocratiques de la Région du Grand Casablanca regroupant entre autres les partis de gauche notamment (PPS, PSU, PADS, Annahj, Congrès Ittihadi, PS) et des associations actives dans la société civile ainsi que des organisations non gouvernementales (ONG).

Ces citoyens ont fait le déplacement pour protester contre les augmentations enregistrées au niveau des prix, notamment de l'eau. Les manifestants portant des banderoles ont scandé des slogans hostiles à la Lyonnaise des eaux de Casablanca (LYDEC) et à l'atteinte au pouvoir d'achat des couches modestes et à revenu faible qui souffrent le martyre pour s'en sortir chaque fin du mois. Sur la chaussée, un vieux retraité, septuagénaire, tenant son bulletin de retraite à la main, crie haut et fort : «comment vais-je payer ma facture d'eau et d'électricité alors que ma retraite ne dépasse pas les 800 dirhams par mois. Comment vais-je vivre ?». Les cas comme ce retraité sont légion dans les différentes zones de la capitale économique du pays. Ils trouvent du mal à joindre les deux bouts du mois. Et lorsque les factures salées de la Lyonnaise arrivent, ces pauvres citoyens se saignent à blanc pour les régler à temps de peur que la firme française ne procède à la coupure du courant. Et là, il faut tout un parcours de combattant pour pouvoir régler le problème sans parler d'amende qu'on colle dans ces cas précis aux pauvres citoyens.
Ce mouvement de protestation intervient après un autre organisé dernièrement devant le siège de la wilaya du Grand Casablanca.
Plusieurs citoyens, rappelle-t-on, avaient pris part à ce mouvement de protestation à l'appel de la coordination des organisations démocratiques de la région du Grand Casablanca. Ils ont protesté contre le relèvement des prix des produits de consommation courantes et des tarifs de certains services, au moment où les salaires connaissent toujours le gel plat. Ces augmentations des prix sont intervenues cette année au moment de la rentrée scolaire et le début du mois sacré de ramadan. Lors du premier mouvement de protestation, des institutions locales ont été sévèrement et particulièrement pointées du doigt par les manifestants : il s'agit du Conseil de la ville de Casablanca, de la Lyonnaise des eaux (Lydec), et M'Dina Bus, la société de transport urbain.

Belkassem Amenzou

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# Posté le samedi 01 mars 2008 05:49

http://www.menara.ma/infos / Chronique : Payez, ensuite circulez !

Kébir, qui habite Mohammedia, vient de recevoir sa facture d'eau et d'électricité. Comme chaque mois, l'homme est surpris par la somme réclamée. Mais cette fois, l'adition lydequienne (du verbe Lydec) lui pose un problème arithmétique surréaliste. La somme due est supérieure à son salaire.
• Ce qui veut dire que malgré toute l'inventivité et la bonne volonté qu'il pourra manifester, Kébir ne pourra pas payer sa facture. C'est techniquement impossible.

Kébir a du mal à digérer le chiffre astronomique inscrit en bas de sa facture vu qu'il n'a, dans son étroite demeure, ni piscine, ni lac, ni océan, ni même de douche, que deux robinets.

Analphabète, Kébir ne détecte que les chiffres et n'a jamais réussi à décrypter les détails de la flambée de ses factures.

L'honorable entreprise qui lui apporte la lumière - et qui peut tout aussi bien la lui reprendre – a pourtant bien consenti à faire un effort en clarifiant ses factures.

Mais, même en les faisant lire par son voisin, Kébir n'a jamais réussi à comprendre puisque même ceux qui lisent ont du mal à s'y retrouver, notamment à cause d'une obscure histoire de tranches consommées qui dissimuleraient quelques arrière-pensées financières.

« Je sais lire, mais pas entre les lignes », lui a expliqué, son voisin.

Menacé lui et ses enfants par l'obscurité et la sécheresse, Kébir décide finalement de risquer son emploi en obtenant un jour de repos. Ceci afin d'aller faire part de son désagrément à Lydec.

« Il doit bien y avoir des humains qui s'occupent de la boîte. Ils finiront bien par comprendre que je suis dans l'incapacité évidente de payer la somme réclamée. »

Arrivé aux bureaux de Lydec, Kébir est stoppé net dans ses espérances par une phrase répétée à l'infini sur un ton monocorde :

« Payez, ensuite réclamez

- Mais écoutez c'est une question de logique ...

- Payez, ensuite réclamez

- Je ne peux pas, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis là. Je viens pour vous expliquer...

- Payez, ensuite réclamez

- ... qu'il m'est impossible...

- Payez, ensuite réclamez... Payez, ensuite réclamez... Payez, ensuite réclamez...

Kébir se rend à l'évidence qu'il a en face lui une personne hautement formée avec qui il est impossible de communiquer. Le soir venu, Kébir va raconter sa mésaventure à son voisin et en profite pour lui exposer son point de vue.

- L'eau est un bien précieux. On devrait tous avoir accès sans restriction à cette ressource. Or, des gens comme moi qui habitent au milieu de l'asphalte, qui n'ont accès à aucun puit et qui sont dans l'impossibilité d'en acheter sont lésés. La gestion de l'eau devrait être soumise à un régime particulier.

- C'est le cas. La distribution de l'eau, de l'électricité et l'assainissement font partie du service public.
- Mais, alors pourquoi je me retrouve dans l'impasse ?

- Parce que ça a été privatisé.

- Donc, c'est plus un service public ?

- Si, c'est toujours un service public, sauf que toi tu fais plus partie du public. »

(29/11/2006)
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# Posté le samedi 01 mars 2008 06:18

l'Economiste / Révision du contrat Lydec. Le premier diagnostic tombe

• Un déficit d'investissement de plus de 1 milliard de DH

• Des appels d'offres lancés pour l'audit de la société

• Ouverture des plis aujourd'hui

LE comité chargé de la révision du contrat de gestion déléguée avec Lydec donne son premier diagnostic. Selon Saïd Saâdi, président de la commission, il y a, entre les engagements et les réalisations du concessionnaire un manque d'investissement de 1,5 milliard de DH. Et l'ex-ministre de dire, «seul un audit nous permettra de clarifier la situation. Un appel d'offres a été lancé et quelque 17 cabinets d'audit ont postulé. 12 d'entre eux ont fait des alliances pour pouvoir maîtriser un dossier aussi lourd et compliqué que celui de Lydec». Les plis seront ouverts aujourd'hui.
Mais dans certains secteurs, on enregistre des excédents en matière d'investissements. Par exemple, au niveau de la distribution d'eau, il y a un surplus de 121 millions de DH. Côté assainissement, le président de la commission affirme qu' «il y a une nette amélioration de la lutte contre les inondations. Mais côté investissement, il déplore encore l'écart entre les stipulations du contrat et les réalisations effectives. Ce manque est estimé à 1,7 milliard de DH. Des 2,4 milliards programmés quelque 60% n'ont tout simplement pas été exécutés. Quant à l'autre métier de Lydec, en l'occurrence la distribution d'électricité, le comité de révision que le concessionnaire a fait un effort louable puisque l'objectif technique a été atteint à raison de 93,2% au lieu de 94% prévu par le contrat. Le comité a aussi souligné l'amélioration de la qualité et un investissement excédentaire de 254 millions de DH. En ce qui concerne le fonds de travaux, le rapport fait état d'un déficit de 1,2 milliard de DH. De fait, les recettes sont en deçà des prévisions. Par ailleurs, le fonds des travaux a servi de caisse de financement pour le transfert de la retraite des employés de l'ex-RAD (régie autonome de distribution), de la Caisse communale de retraite (CCR) au régime collectif d'allocation de retraite (RCAR), qui relève de la CDG. Un transfert qui a coûté 2,5 milliards de DH. Autres griefs reprochés au gestionnaire délégué, les marchés passés avec la société Lydec services et ce en toute violation des lois. Car en agissant ainsi, le délégataire prive d'autres sociétés, notamment marocaines, de prendre part à la concurrence. Autres infraction: Lydec, contrairement aux stipulations de l'annexe 4 au contrat de gestion déléguée, a distribué des dividendes alors qu'elle ne peut le faire qu'à partir de 2007-2008. Enfin, les élus ont remis sur le tapis l'ouverture de son capital à des investisseurs comme la CDG et RMA Watanya et ce sans l'aval de l'autorité délégante.

Baisse des prix


ELUS, experts du ministère de l'Intérieur, techniciens de l'Onep et des RAD de plusieurs villes du Royaume ainsi que l'Agence urbaine de Casablanca participent à la révision du contrat signé avec Lydec. Les objectifs est de revoir à la baisse les tarifs de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement. «Et c'est possible. C'est ce qui s'est passé en France et en Angleterre» , affirme Saâdi, président de la commission de révision.

Ali JAFRY


08/05/07
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# Posté le samedi 01 mars 2008 06:22

Quelques gouttes et déjà les inondations. La Lydec assure avoir mobilisé plus de 400 collaborateurs

Publié le : 25.11.2007 | 13h52

Des rues inondées, des routes souvent impraticables, des magasins envahis par les eaux, c'est le visage qu'offraient certains quartiers de Casablanca après la pluie de 23 novembre dont la hauteur recueillie par la Météorologie nationale de 06h le 21 à 06h le même jour était de 23 mm.

La circulation était perturbée et les voitures ont été la proie des eaux. On aurait dit qu'un cyclone s'était abattu sur la ville. Pourtant, il ne s'agissait que des premières pluies après une longue période de sécheresse.

A Derb Soltane, plus précisément à Hay Laâyoune, rue du Gharb, les eaux ont envahi les commerces sis sur cette artère, ce qui a contraint les commerçants à se mobiliser pour les évacuer à l'aide de seaux. «Si la Lydec avait fait le curage des égouts à temps, on n'en serait pas arrivé là», a souligné un commerçant.
Même décor à Sidi Moumen où plusieurs artères ont été inondées, l'entrée du port, au bd Mowahidine, à Bir Anzarane, au bd 2 mars, à la rue Beni Mguile...
Des scènes qu'on croyait derrière nous depuis la concession du service de service de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement liquide.

Et bien non. Dans un communiqué, La Lydec affirme avoir mobilisé l'ensemble des moyens de l'entreprise (plus de 400 collaborateurs) qui sont intervenus, en particulier sur les points sensibles.
Ce débordement, note le communiqué, est dû aux fortes précipitations sur l'ensemble de l'agglomération.

En moyenne, ce sont 33 mm qui sont tombés en un temps réduit avec des hauteurs allant jusqu'à 42 mm sur certaines zones (route d'Azemmour,
Sidi Moumen, Hay El Hassani et Bournazel), précise le communiqué. Cependant,
les services de la météorologie ont mesuré uniquement
23 mm.

La Lydec a même signalé que les précipitations de la journée de 21 novembre représentaient plus de 10% des précipitations annuelles de Casablanca.
Ce n'est pas tout. Le communiqué ajoute que les réseaux d'assainissement de la ville sont dimensionnés pour évacuer un débit correspondant à 20 mm de pluie par heure, alors que certains quartiers ont enregistré des pics de 10 mm en 15 minutes, soit plus de deux fois la capacité d'évacuation du réseau, note le communiqué.

Et pour conclure, la Lydec assure également que la marée était au plus haut, ce qui a perturbé l'écoulement normal des eaux pluviales

Par A.I. | LE MATIN
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# Posté le samedi 01 mars 2008 06:25

La révision du contrat de gestion déléguée avec la LYDEC

30-11-2007 Wa Bayn.com

La révision du contrat de gestion déléguée avec la LYDEC et le projet de Tramway ont constitué, jeudi, les deux principaux points à l'ordre du jour d'une réunion du Conseil de la Commune urbaine de Casablanca.
Un rapport élaboré par une commission du Conseil fait état des points conflictuels entre le délégataire et l'autorité délégante concernant le contrat de distribution d'eau, d'électricité et des services d'assainissement liquide au niveau de la wilaya du grand Casablanca.
Concernant la période (1997-2006), les points conflictuels entre les deux parties se rapportent aux écarts sur engagements contractuels, la distribution des dividendes de manière anticipée, la libération du capital et l'attribution d'assistance technique.
Quant à la période (2007-2027), les points conflictuels se rapportent à la rémunération du délégataire, l'assistance technique et la formule de révision des tarifs.
Le rapport fait part de propositions susceptibles de sortir les négociations entre l'autorité délégante le délégataire du blocage et d'éviter ainsi la résiliation du contrat.
Le Conseil a, cependant, adopté une recommandation qui dénonce les pratiques de la LYDEC et ses violations des termes du contrat.
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# Posté le samedi 01 mars 2008 06:29
Modifié le samedi 01 mars 2008 11:54