03/12/07
Le processus de révision du contrat est toujours en cours. LYDEC ne souhaite pas déroger aux règles de confidentialité et regrette d avoir à répondre aux médias sur des points qui sont soumis à l arbitrage du Ministère de l Intérieur.
En effet, face aux propos qui ont été tenus lors de la session du Conseil de la Ville de Casablanca du 29 novembre 2007, je me dois en tant que Directeur Général de l entreprise de défendre la fierté de LYDEC et de l ensemble de ses collaborateurs.
LYDEC et l ensemble de ses collaborateurs ont été touchés dans leur honneur par ces allégations dénuées de tout fondement. J en appelle au sens de la responsabilité de ceux qui ont proféré des accusations aussi graves et injustifiées.
Tout le travail entrepris par les équipes depuis 1997 n a même pas été cité et mis en perspective par les élus du Conseil et des accusations graves et non fondées sont portées à l encontre de l entreprise telles que la destruction de documents importants. Je conteste formellement de telles affirmations.
Par ailleurs, nous sommes dans un pays de droit. Il n est pas responsable d insinuer que tous les organismes ont failli à leur mission de contrôle.
Sur les 4 points évoqués :
LYDEC s est exprimé devant la Commission et cela est consigné dans l ensemble des procès verbaux des réun ions présidées par M. le Wali et le Président du Conseil.
Tout d abord, nous regrettons que la revue « quinquennale » ne soit intervenue qu après 10 ans d activité, ce qui a compliqué les audits et les réponses aux demandes de l Autorité Délégante. LYDEC souligne sa volonté de transparence, laquelle a d ailleurs été reconnue, ainsi que son ouverture pour étudier les demandes de l Autorité Délégante.
1. Par rapport aux dividendes :
Pour l ensemble des actionnaires (dont la moitié est actuellement marocaine), le bilan global est le suivant :
- apport en capital 1997-2003 : 800 millions de dirhams ;
- versements de dividendes : en moyenne 66 millions de dirhams par an.
Si l on tient compte de l érosion monétaire, les actionnaires n ont pas récupéré leur capital au bout de 10 ans et ce, malgré le versement de dividendes dès 2003 ; sur ce point, il ny a pas de disposition contractuelle qui nous fixe les dates de distribution et les montants à distribuer. Il est important de préciser que la politique de libération du capital et de versement de dividendes n a pas été menée au détriment des investissements. LYDEC a en effet augmenté en contrepartie son endettement, sauvegardant ainsi sa capacité de financement.
Globalement, LYDEC a fait sur la période 1997-2006 un résultat net moyen de 2,5% du chiffre d affaires, très en deçà des résultats des entreprises de la place y compris celles qui gèrent un service public.
2. Par rapport à l assistance technique
LYDEC considère que la rémunération du savoir faire et de l assistance technique telles que facturé (en moyenne 2,1 % du chiffre d affaires pour les premières années, 1,8 % depuis 2003) correspondent au niveau des prestations fournies tant techniques que managériales. Nos clients et l opinion publique ont pu apprécier la rapidité et l efficacité avec lesquelles les services aux publics ont été améliorés : accueil en agence, introduction de techniques innovantes dans nos métiers, amélioration de la relève et de la facturation, simplification des procédures, multiplicité de points de paiements
Il faut également rappeler que les principes et les montants ont fait l objet de discussions avec l Office des Changes qui les a validés pour la période antérieure au 31/12/07.
3. Par rapport aux investissements
Les engagements contractuels visent les investissements et les tarifs. A la demande de l Autorité Délégante, LYDEC a accepté de « geler » les augmentations tarifaires prévues au contrat et qui devaient lui permettre de réaliser l ensemble des investissements.
- l écart sur investissement est très inférieur aux pertes de recettes de LYDEC résultant des décisions de ne pas appliquer les augmentations de tarifs prévues par le contrat
- LYDEC a réalisé tous les investissements nécessaires à l amélioration de la continuité du service public ;
- l entreprise a optimisé les investissements (en faisant en particulier 20% de plus en investissements de renouvellement) tenant ainsi ses engagements en terme de continuité et de qualité de service. Les grands objectifs fixés au départ en matière d amélioration du service aux clients, de lutte contre les inondations et de continuité du service de distribution de l électricité ont été atteints ;
- l entreprise n a pas « tiré avantage » de la situation et a géré les services délégués « en bon père de famille ».
4. Par rapport à la destruction de document
Nous sommes indignés et ces propos font injure non seulement aux collaborateurs de LYDEC mais à tous les Commissaires aux comptes et auditeurs qui sont intervenus, à la Commission technique de Suivi et aux différents organismes de contrôle de l Etat.
Depuis 1997, toute l information est stockée sous format électronique. Elle a été mise à la disposition des auditeurs.