Des rues inondées, des routes souvent impraticables, des magasins envahis par les eaux, c'est le visage qu'offraient certains quartiers de Casablanca après la pluie de 23 novembre dont la hauteur recueillie par la Météorologie nationale de 06h le 21 à 06h le même jour était de 23 mm.
La circulation était perturbée et les voitures ont été la proie des eaux. On aurait dit qu'un cyclone s'était abattu sur la ville. Pourtant, il ne s'agissait que des premières pluies après une longue période de sécheresse.
A Derb Soltane, plus précisément à Hay Laâyoune, rue du Gharb, les eaux ont envahi les commerces sis sur cette artère, ce qui a contraint les commerçants à se mobiliser pour les évacuer à l'aide de seaux. «Si la Lydec avait fait le curage des égouts à temps, on n'en serait pas arrivé là», a souligné un commerçant.
Même décor à Sidi Moumen où plusieurs artères ont été inondées, l'entrée du port, au bd Mowahidine, à Bir Anzarane, au bd 2 mars, à la rue Beni Mguile...
Des scènes qu'on croyait derrière nous depuis la concession du service de service de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement liquide.
Et bien non. Dans un communiqué, La Lydec affirme avoir mobilisé l'ensemble des moyens de l'entreprise (plus de 400 collaborateurs) qui sont intervenus, en particulier sur les points sensibles.
Ce débordement, note le communiqué, est dû aux fortes précipitations sur l'ensemble de l'agglomération.
En moyenne, ce sont 33 mm qui sont tombés en un temps réduit avec des hauteurs allant jusqu'à 42 mm sur certaines zones (route d'Azemmour,
Sidi Moumen, Hay El Hassani et Bournazel), précise le communiqué. Cependant,
les services de la météorologie ont mesuré uniquement
23 mm.
La Lydec a même signalé que les précipitations de la journée de 21 novembre représentaient plus de 10% des précipitations annuelles de Casablanca.
Ce n'est pas tout. Le communiqué ajoute que les réseaux d'assainissement de la ville sont dimensionnés pour évacuer un débit correspondant à 20 mm de pluie par heure, alors que certains quartiers ont enregistré des pics de 10 mm en 15 minutes, soit plus de deux fois la capacité d'évacuation du réseau, note le communiqué.
Et pour conclure, la Lydec assure également que la marée était au plus haut, ce qui a perturbé l'écoulement normal des eaux pluviales
Par A.I. | LE MATIN