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l'Economiste / Révision du contrat Lydec. Le premier diagnostic tombe

• Un déficit d'investissement de plus de 1 milliard de DH

• Des appels d'offres lancés pour l'audit de la société

• Ouverture des plis aujourd'hui

LE comité chargé de la révision du contrat de gestion déléguée avec Lydec donne son premier diagnostic. Selon Saïd Saâdi, président de la commission, il y a, entre les engagements et les réalisations du concessionnaire un manque d'investissement de 1,5 milliard de DH. Et l'ex-ministre de dire, «seul un audit nous permettra de clarifier la situation. Un appel d'offres a été lancé et quelque 17 cabinets d'audit ont postulé. 12 d'entre eux ont fait des alliances pour pouvoir maîtriser un dossier aussi lourd et compliqué que celui de Lydec». Les plis seront ouverts aujourd'hui.
Mais dans certains secteurs, on enregistre des excédents en matière d'investissements. Par exemple, au niveau de la distribution d'eau, il y a un surplus de 121 millions de DH. Côté assainissement, le président de la commission affirme qu' «il y a une nette amélioration de la lutte contre les inondations. Mais côté investissement, il déplore encore l'écart entre les stipulations du contrat et les réalisations effectives. Ce manque est estimé à 1,7 milliard de DH. Des 2,4 milliards programmés quelque 60% n'ont tout simplement pas été exécutés. Quant à l'autre métier de Lydec, en l'occurrence la distribution d'électricité, le comité de révision que le concessionnaire a fait un effort louable puisque l'objectif technique a été atteint à raison de 93,2% au lieu de 94% prévu par le contrat. Le comité a aussi souligné l'amélioration de la qualité et un investissement excédentaire de 254 millions de DH. En ce qui concerne le fonds de travaux, le rapport fait état d'un déficit de 1,2 milliard de DH. De fait, les recettes sont en deçà des prévisions. Par ailleurs, le fonds des travaux a servi de caisse de financement pour le transfert de la retraite des employés de l'ex-RAD (régie autonome de distribution), de la Caisse communale de retraite (CCR) au régime collectif d'allocation de retraite (RCAR), qui relève de la CDG. Un transfert qui a coûté 2,5 milliards de DH. Autres griefs reprochés au gestionnaire délégué, les marchés passés avec la société Lydec services et ce en toute violation des lois. Car en agissant ainsi, le délégataire prive d'autres sociétés, notamment marocaines, de prendre part à la concurrence. Autres infraction: Lydec, contrairement aux stipulations de l'annexe 4 au contrat de gestion déléguée, a distribué des dividendes alors qu'elle ne peut le faire qu'à partir de 2007-2008. Enfin, les élus ont remis sur le tapis l'ouverture de son capital à des investisseurs comme la CDG et RMA Watanya et ce sans l'aval de l'autorité délégante.

Baisse des prix


ELUS, experts du ministère de l'Intérieur, techniciens de l'Onep et des RAD de plusieurs villes du Royaume ainsi que l'Agence urbaine de Casablanca participent à la révision du contrat signé avec Lydec. Les objectifs est de revoir à la baisse les tarifs de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement. «Et c'est possible. C'est ce qui s'est passé en France et en Angleterre» , affirme Saâdi, président de la commission de révision.

Ali JAFRY


08/05/07
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# Posté le samedi 01 mars 2008 06:22

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